Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Sous-Brigadier — Gardien
Thierry DHIOS
Victime du Devoir le 12 octobre 2013
Département
Morbihan (56)
Affectation
Sécurité Publique — Lorient
Circonstances
Cause du décès
Homicide par arme blanche
Contexte
Forcené retranché, périple meurtrier
Au cours de la matinée du jeudi 10 Octobre 2013, une résidente du 19 rue du Manio à Lorient (Morbihan) sollicitait police-secours car un homme hurlait depuis plusieurs jours à son domicile en menaçant de tuer quelqu’un.
Soupçonnant un différend conjugal violent, un équipage de trois policiers en tenue progressait dans les parties communes ; dans un silence troublant, une porte s’ouvrit brusquement au deuxième étage.
Un individu entièrement nu surgissait de chez lui et portait trois violents coups de couteau à la tête de l’un d’eux.
Déséquilibré, grièvement blessé, Thierry Dhios, quarante-six ans, sous-brigadier, tomba à la renverse dans les escaliers.
Après avoir poignardé à l’épaule un deuxième policier, l’équipier qui se trouvait encore en progression un étage plus haut neutralisait le forcené définitivement par deux tirs à l’abdomen.
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Transporté à l’Hôpital de la Cavale Blanche à Brest avec l’appui d’un hélicoptère de la sécurité civile en état de mort cérébrale, Thierry Dhios succombait deux jours plus tard.
Suivi en psychiatrie ambulatoire depuis son arrivée à Lorient il y a deux ans, Benjamin Kientz, trente-cinq ans, avait déjà été hospitalisé d’office dans un établissement spécialisé près de Versailles de février 2009 à juillet 2011.
Le 7 Mai 2015, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes déclarait Kientz irresponsable pénalement du meurtre du policier, et ordonnait son hospitalisation d’office en unité psychiatrique avec une mesure de sûreté de vingt ans, une interdiction de paraître à Lorient et de porter une arme.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Encadrement — Application
Type d'unité
Unité de Voie Publique — Service Général
Titres et homologations
Citation à l'Ordre de la Nation
Croix de la Légion d'Honneur
Né le 5 août 1964 à Mazamet (Tarn) ; marié, père de deux enfants.
Entré dans la police en 1989, il était en poste depuis treize ans à Lorient.
Cité à l’ordre de la nation ; nommé au grade de chevalier de la Légion d’Honneur ; nommé Capitaine de police à titre posthume ; médaille d’or des actes de courage et de dévouement ; médaille d’honneur de la Police Nationale.
Page réalisée avec l’aimable autorisation de son épouse Catherine.
Sources et références
BODMR n° 07 du 05/12/2013 (MH, MSI) — Ouest-France, article du 10/05/2015, “Le meurtrier du policier lorientais interné” — Ouest-France, article du 07/05/2015, “Policier tué à Loritent : l’auteur des coups interné aujourd’hui” — Ouest-France, article du 29/04/2015, “Je n’ai pas pu sauver la vie de Thierry Dhios” — Ouest-France, article du 28/04/2015, “Policier tué à Lorient : le suivi psychiatrique a-t-il failli ?” — Ouest-France, article du 19/07/2014, “Lorient. Le policier tué est fait chevalier de la légion d’honneur” — La Dépêche, article du 23/10/2013, “Mazamet. Le policier tué à Lorient était un tarnais”
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