Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Inspecteur de police
Jean CAZABAT
Victime du Devoir le 21 août 1944
Département
Val-de-Marne (94)
Affectation
Sécurité Publique (PP) — Charenton-le-Pont
Circonstances
Cause du décès
Homicide par arme à feu
Contexte
Guerre — Terrorisme
Le 21 août 1944, dans le contexte de l’avancée des forces alliées et des combats pour la libération de Paris, et aux prémices de l’épuration, un camion transportant une quinzaine de policiers suspectés de collaboration active ou passive se rendait au dépôt de la Préfecture de police, afin que leur situation soit examinée.
La sécurisation du transfert était assurée par des policiers insurgés. Cependant, alors que le convoi arrivait à l’intersection des avenues Daumesnil et Ledru-Rollin (XIIe), il fut intercepté par des soldats des services ferroviaires allemands (Reichsbahn).
Le chauffeur refusait d’obtempérer et le convoi fut la cible de nombreux tirs d’armes automatiques. L’inspecteur Jean Cazabat, trente-sept ans, était mortellement blessé. Son décès fur prononcé à l’Hôtel-Dieu (IVe).
Biographie
Direction d'emploi
Préfecture de Police
Corps
Inspecteurs — Enquêteurs
Type d'unité
Unité d'Investigation et de Recherche
Titres et homologations
MPF - Mort pour la France
FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)
Citation à l'Ordre de la Nation
Croix de la Légion d'Honneur
Né le 18 août 1907 à Paris (VIIIe) de Louis Jean Cazabat et de Julienne Neveu ; époux en secondes noces de Marie-Louise Rivier ; père de trois enfants ; domicilié n°52 Rue de la Belle-Image à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).
Entré dans la police parisienne le 2 mai 1938 en qualité de gardien de la paix, affecté au commissariat de Charenton-le-Pont puis d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Jean Cazabat était décrit comme un très bon élément et avait la faveur de ses supérieurs. Il fut détaché permanent comme inspecteur, en police de sûreté et aux renseignements généraux.
Le chef de service dont il dépendait dirigeait très activement la chasse aux menées antinationales, essentiellement contre les militants communistes. Bien que devenu chef d’un corps-franc local dans la Résistance, les arrestations qu’il avait effectuées dans le cadre de ses fonctions provoquèrent la sienne dès le lendemain de l’insurrection. Son décès arrêta toute investigation à son égard.
Mention “Mort pour la France” (MPF) ; homologué militaire des forces françaises de l’Intérieur (FFI) ; cité à l’ordre de la Nation (CN) ; nommé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume (LH).
Sources et références
Arch. PP SMAC, série KC, photo restaurée via MyHeritage.fr — Doc. Luc Dudolph “Au coeur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération, 3ème partie” — Site Mémoire des Hommes (FFI, MPF) — JORF du 20/12/1944 (CN) — JORF du 02/01/1945 (LH)
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