Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Gardien de la paix

Henri JUST

Victime du Devoir le 28 septembre 1944

Département

Paris (75)

Affectation

Sécurité Publique (PP) — Paris 18ème

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 24 février 1943, dans le contexte de l’Occupation allemande, la police du maintien de l’ordre et du renseignement de la Shutstaffel (SS) (Sicherheitsdienst – SD) mit en état d’arrestation Henri Just, trente-et- un ans, gardien de la paix en poste au commissarait de Clignancourt (XVIIIe).

Ce dernier agissait secrètement comme agent de renseignement dans un mouvement de Résistance depuis 1941 (voir biographie) ; il subissait des interrogatoires sous la torture mais ne donna aucun nom.

Incarcéré à la prison de Fresnes, puis transféré dans le camp d’internement de Romainville jusqu’au 26 mars 1943, il fut déporté au camp de concentration de Mauthausen sous le sinistre protocole “nacht und nebel” (nuit et brouillard) déterminant son extermination programmée.

Avoir avoir été forcé à travailler dans des conditions atroces, il était conduit épuisé au centre de mise à mort de Hartheim (Autriche annexée) et assassiné par les gaz sous le matricule N°25515 le 28 septembre 1944.

Biographie

Direction d'emploi

Préfecture de Police

Corps

Encadrement — Application

Type d'unité

Unité de Voie Publique — Service Général

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFC - Forces Françaises Combattantes (renseignement, action et évasion)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

MED - Mort en Déportation

Né le 4 juillet 1912 à Paris (XVIIIe) de Louis Gabriel Just, tailleur et Thérèse Élisabeth Fougeron, ménagère ; époux de Andréa Michelle Rouillart.

Henri Robert Just entrait dans l’un des tous premiers réseaux de résistance franco-polonais “F2” dès 1941 et agissait sous le pseudonyme “Roger”.

Mention Mort pour la France (MPF) ; mort en déportation (MED) ; statut déporté, interné de la Résistance (DIR) ; médaillé de la Résistance (1956) ; homologué militaire des forces françaises combattantes (FFC).

Sources et références

État civil de Paris XVIIIe, N, acte 1912-2490 — Site Mémoire des Hommes — Les réseaux de renseignements franco-polonais, 1940-1944 de Jean Medrala (2005)

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