Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Commissaire principal
Daniel ROUSSEAU
Victime du Devoir le 22 avril 1945
Département
Saône-et-Loire (71)
Affectation
Sécurité Publique — Le Creusot
Circonstances
Cause du décès
Assassinat, exécution ou extermination
Contexte
Guerre — Terrorisme
Le 21 mars 1944, dans le contexte de l’Occupation allemande et d’une intense activité de la Résistance intérieure française, la feldgendarmeriemit en état d’arrestation le commissaire de police Daniel Rousseau, trente-et-un ans, à son bureau au Creusot (Saône-et-Loire).
Accusé de fournir des certificats de complaisance aux requis réfractaires au service du travail obligatoire (STO) pour leur éviter de partir en Allemagne.
Il agissait en outre comme agent de renseignement des services secrets britanniques (special operations executive, SOE), et était membre du réseau « Honneur de la Police ».
D’abord placé en détention à Chalon-sur-Saône, puis transféré à Compiègne-Royallieu, il fut déporté en Allemagne le 4 juin à destination de Neuengamme, le 2 juillet à Oranienburg Sachsenhausen puis le 16 février à Mauthausen, sous le matricule 132636.
Il décédait de mauvais traitements quelques jours avant la libération du camp par l’Armée rouge le 22 avril 1945.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Conception — Direction
Type d'unité
Unité de Gestion Opérationnelle, de Coordination ou d'Intendance
Titres et homologations
MPF - Mort pour la France
MED - Mort en Déportation
Né le 22 novembre 1913 à Bussière-Badil (Dordogne) de Jean Rousseau et Marie Brugeassou ; époux de Yvonne Klepper.
Daniel Fernand Rousseau avait accompli toutes ses études à Mayence (Allemagne) où son père était fonctionnaire.
Il était le plus jeune commissaire de police de France, nommé en 1937 à la Roche-sur-Yon (Vendée). Mobilisé deux ans plus tard comme 2ème classe, il reprit ses fonctions non sans montrer une ostensible hostilité aux Allemands qui entraina sa mutation dans l’intérêt du service au Creusot (Saône-et-Loire) en décembre 1940.
Lors des bombardements de cette ville, il eut une conduite magnifique auprès des habitants justifiant une citation ou sa nommination au grade supérieure.
Membre du SOE, il contribua à la mission « Armada » aboutissant à de nombreux sabotage dans la région ; dossier de résistant non consultable ; mention “Mort pour la France” (MPF) ; mention “mort en déposrtation” (MED).
Sources et références
Journal officiel de la République française, 8 déc. 1943, p. 3/8 (commissaire principal) — Journal officiel de la République française, 2 janv. 1941, p. 13/16 (mutation au Creusot) — Arch. Arolsen, D, acte 1957-5016
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