Mémorial des policiers français Victimes du Devoir

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Jean d’ORMESSON

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Inspecteur de police

Roger BIGAUD

Victime du Devoir le 22 février 1944

Département

Haute-Savoie (74)

Affectation

Sécurité Publique — Annecy

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Circonstances

Cause du décès

Assassinat, exécution ou extermination

Contexte

Guerre — Terrorisme

Le 5 février 1944, dans le contexte de l’Occupation allemande et d’une intense activité de résistance dans la région savoyarde, onze personnes étaient raflées à Thônes (Haute-Savoie) dans une opération de la Milice française, aidée de policiers des groupes mobiles de réserve “Bretagne” (GMR).

Elle était le résultat d’une enquête du service de répression des menées anti-nationales (SRMAN). Le groupe fut incarcéré aux Marquisats à Annecy.

Huit résistants identifiés comme communistes, et accusés d’activités terroristes, étaient condamnés à mort le 21 février suivant par la cour martiale siégeant à la Villa Mary, centre de commandement opérationnel des forces françaises du maintien de l’ordre.

Ils étaient fusillés le lendemain à l’aube sur un champ de tir de l’Avenue de Genève, par un peloton d’exécution constitué de gendarmes mobiles et de policiers du GMR.

Parmi les victimes figurait Roger Bigaud, vingt-quatre ans, inspecteur de police à Cran-Gévrier. Deux meurtres de miliciens lui étaient imputés.

Biographie

Direction d'emploi

Sécurité Publique

Corps

Inspecteurs — Enquêteurs

Type d'unité

Unité d'Investigation et de Recherche

Titres et homologations

MPF - Mort pour la France

FFI - Forces Françaises de l'Intérieur (maquis, corps-francs,...)

FFC - Forces Françaises Combattantes (renseignement, action et évasion)

DIR - Déporté, Interné de la Résistance

Né le 28 octobre 1919 à Bassanne (Gironde) de Ludovic Bigaud et Marie Augustine Rocard ; célibataire domicilié N°20 rue Fabien-Calloud à Annecy (Haute-Savoie) ; inhumé à Savignac (Gironde).

Assujetti au service du travail obligatoire (STO) imposé par le régime de Vichy, Roger Bigaud était entré dans la Police nationale en qualité d’inspecteur de police le 1er septembre 1942, et affecté à la Sûreté du commissariat de Cran-Gévrier. Sous le pseudonyme “Carro”, il agissait comme responsable local du réseau NAP – Noyautage des Administrations Publiques.

Responsable du Service de Renseignement de la compagnie 93/27 des francs-tireurs et partisans français (FTPF), il fournissait de faux documents d’identités.

Homologué comme militaire des forces françaises combattantes (FFC) ; aux forces françaises de l’intérieur (FFI) ; statut “Déporté, interné de la Résistance” (DIR) ; médaille de la Résistance (1946) ; mention “Mort pour la France”.

Sources et références

Le Maitron, fiche éponyme rédigée par Annie Pennetier — Histoire de la milice et les forces du maintien de l’ordre de Michel Germain (1997) — Mourir à 19 ans: François Servant et le corps franc Simon de Claude Barbier (2021)

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