Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Gardien de la paix
Jacques FORGUE
Victime du Devoir le 05 août 1914
Département
Paris (75)
Affectation
Police Municipale (PP) — Paris 11ème
Circonstances
Cause du décès
Homicide par arme à feu
Contexte
Forcené retranché, périple meurtrier
Au cours de la nuit du mardi au mercredi 5 août 1914, plusieurs coups de feu retentissèrent dans un hôtel meublé au n°6 du Passage Mouffle à Paris (XIe).
Henri Janson, dix-huit ans, pris de graves troubles mentaux, venait de tirer en direction de son logeur, inquiet de l’entendre hurler. La clameur publique provoqua l’intervention de plusieurs gardiens de la paix du quartier Saint-Ambroise.
Lorsque ces derniers se présentaient à la porte béante de l’aliéné au deuxième étage, ils furent aussitôt pris pour cible. Dissimulé derrière un grand rideau, Janson tira avec un browning dans chaque main.
Il blessa grièvement le sous-brigadier Rodier, frappé par trois projectiles et tua net le gardien de la paix Jacques Forgue, trente-trois ans.
Le forcené prit la fuite par les toits et gagna la rue du Chemin-Vert où il tira de nouveau à cinq reprises en direction de ses poursuivants.
Les agents Carteron et Bord étaient blessés aux jambes, mais un tir de riposte vint le neutraliser. Janson fut transporté à l’hôpital Saint-Antoine où il mourut le lendemain.
Biographie
Direction d'emploi
Préfecture de Police
Corps
Encadrement — Application
Type d'unité
Unité de Voie Publique — Service Général
Né le 25 janvier 1881 à Beyrède-Jumet (Hautes-Pyrénées). Célibataire, sans enfant.
Engagé volontaire en 1899 pour une durée de quatre ans au 6ème Régiment de Dragons, Jacques Forgue fut libéré du service militaire avec le grade de brigadier et décoré de la médaille d’argent sur ruban Saint-Stanislas.
Entré le 8 mai 1906 dans l’administration comme gardien de la paix de la ville de Paris au commissariat du 11ème arrondissement ; où il demeurait 28 rue Godefroy-Cavaignac.
Inhumé dans un concession familiale dans son pays natal.
Sources et références
Bulletin municipal officiel de la ville de Paris du 01/09/1914. — Registre des matricules militaires des AD 65, classe 1901, matricule 1426. — Le Matin du 09/08/1914, “Echos et nouvelles” — Le Petit Parisien du 05/08/1914, “Drame de la folie”
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