Mémorial des policiers français Victimes du Devoir
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »
Jean d’ORMESSON
Brigadier de police
Antoine GALLO
Victime du Devoir le 08 avril 1919
Département
Bouches-du-Rhône (13)
Affectation
Police d'État — Marseille
Circonstances
Cause du décès
Homicide par arme à feu
Contexte
Interpellation(s) d'individu(s)
Au cours de la nuit du lundi au mardi 8 avril 1919, les gardiens de la paix affectés à la garde des entrepôts Flachot & Crottes, Rue de Ruffi à Marseille (Bouches-du-Rhône), mirent en fuite huit rôdeurs surpris en flagrant délit de vols de marchandises stockées dans le contexte de l’après-guerre. Les bandits n’hésitèrent pas à tirer avec des armes de poing pour protéger leur fuite.
Vers trois heures du matin, le brigadier Antoine Gallo, quarante-trois ans, s’assurait de l’application des consignes de surveillance spéciale, lorsqu’il repérait dans la même rue trois des huit individus mis en fuite plus tôt, porteurs de sacs de cigarettes de manufacture algérienne tout juste dérobés.
L’un d’eux exhiba aussitôt un browning et fit feu à trois reprises sur le brigadier, tué net. Il blessait également les gardiens de la paix Richier et Caire qui l’accompagnaient dans sa ronde. Deux ressortissants de nationalité espagnole furent interpellés ; l’un sur le lieu même du crime ; l’autre dans un endroit isolé du quartier de l’Estaque : Benito Numez, trente-six ans, trouvé porteur d’une arme de poing. Numez rejettait naturellement le meurtre sur le troisième complice en fuite.
Le 23 janvier 1920, la cour d’assises des Bouches du Rhône le condamnait à dix ans de réclusion criminelle et dix ans d’interdiction de séjour en France, aux motifs du seul vol qualifié et coups à agents de la force publique. Son complice était acquitté.
Biographie
Direction d'emploi
Sécurité Publique
Corps
Encadrement — Application
Type d'unité
Unité de Voie Publique — Service Général
Né le 24 juin 1876 à Marseille (Bouches-du-Rhône) de Raphaël Gallo et Marie Joséphine Cortese, parents de nationalité italienne ; époux de Catherine Pachiodo ; domiciliés N°4 Rue Bollard à Marseille.
Entré dans l’administration le 26 mai 1899 après un an de services aux armées au 5e dépôt des équipages de la Flotte, Antoine Gallo était un policier respecté, très estimé de ses pairs, rapidement promu sous-brigadier le 1er octobre 1908, puis brigadier le 1er janvier 1918. Inhumé au cimetière Saint-Pierre.
Sources et références
Ad. Dép. 13, Marseille, acte de décès n°1048 ; registres matricules militaires classe 1896, N°1902 — Le Petit Marseillais, 9 avril 1919, p.2/4 “Un brigadier de police tué par des malfaiteurs” — Le Petit Provençal, 24 janvier 1920, p.2/4 “Cour d’assises des Bouches du Rhône”
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